Pour transmettre une entreprise, il existe plusieurs solutions, notamment juridiques et financières.

A ce titre, le « LBO » (Leveraged Buy-Out) est une technique très couramment utilisée : il s’agit d’une opération de rachat d’entreprise, en se finançant par l’endettement.

Outre le fait de payer le prix au(x) cédant(s), le LBO permet de répondre à plusieurs objectifs, qui peuvent être uniques ou cumulatifs :

    • Acheter une entreprise stratégique, pour la croissance
    • Céder une activité, à des repreneurs intéressés
    • Faire entrer de nouveaux actionnaires, pour les associer au développement futur (dirigeants, salariés, famille, fonds d’investissements)
    • Sortir des actionnaires minoritaires
    • Monétiser une partie du patrimoine professionnel

Dans cet article, nous reviendrons sur les techniques financières du LBO, ainsi que ses effets. Et comment WELLPHI peut vous accompagner dans vos démarches.

LBO : une technique financière de transmission d’entreprise

Pour réaliser l’opération de rachat d’entreprise par LBO, une société « Holding » est constituée, afin de s’endetter pour acheter l’entreprise « Cible ».

Les excédents de trésorerie de la « Cible » seront régulièrement remontés au niveau de la société Holding via des dividendes, afin de lui permettre de payer les intérêts et rembourser sa dette.

La faisabilité du LBO dépendra donc du prix à payer, et de la capacité et prédictibilité de remboursement de la société rachetée

En fonction des besoins et de la taille de la société Cible, plusieurs financements sont possibles pour la société Holding  :

    • Des crédits bancaires (« dette senior »), auprès d’une ou plusieurs banques. Ces prêts ont généralement :
      • Un montant de l’ordre de 3 à 5 fois l’Excédent Brut d’Exploitation de la société Cible.
      • Une durée maximum de 7 ans, généralement.
      • Un échéancier en amortissement (à partir de certains montants ou sur certains secteurs d’activité, il peut y avoir une tranche in fine)
      • Des garanties, et des covenants (des restrictions juridiques, des communications d’informations et/ou des ratios financiers à respecter)
    • Des dettes subordonnées, auprès de fonds d’investissements
      • Il s’agit d’obligations « in fine », qui seront remboursées après la « dette senior ».
      • Elles peuvent être assorties de système de capitalisation des intérêts, ou de mécanismes de conversion en actions
      • Elles peuvent permettre d’aller au-delà des endettements classiques bancaires, et seront aussi plus coûteuses.
    • Des dettes unitranche
      • Il s’agit d’obligations in fine émises par des fonds d’investissements spécialisés, qui viennent remplacer les crédit bancaires et dettes subordonnées.
    • Des fonds propres
      • Les fonds propres sont souvent des actions, ou « quasi-actions » (obligations convertibles) : elles permettent d’associer aux plus-values potentielles.
      • Ils sont constitués d’apport de titres de la part des actionnaires initiaux qui participent au LBO
      • ou bien d’apport de « capitaux frais » de nouveaux actionnaires (dirigeants, salariés, famille, fonds d’investissements)

Les effets du LBO

    Les LBO font peser un endettement supplémentaire sur les entreprises, et voient bien souvent l’arrivée de nouveaux actionnaires : ces opérations ne sont évidemment pas dépourvues de risques, et les financements sont rémunérés en conséquence.

    Cependant, le LBO a aussi des points positifs, à savoir des effets de levier :

    Effet de levier financier Effet de levier fiscal

    L’endettement permet d’augmenter la capacité d’investissement du nouveau groupe.

    Plus la rentabilité de l’entreprise cible est importante, plus l’effet de levier permet la création de valeur : le TRI doit être supérieur au taux d’emprunt.

    A l’IS, les dispositifs fiscaux des régimes « mère fille » voire d’intégration fiscale peuvent être utilisés en fonction du pourcentage de détention de la holding dans l’entreprise cible.
    Effet de levier juridique Effet de levier social

    Pour contrôler une entreprise cible, il s’agit de détenir 51% de la holding, qui elle-même peut détenir 51% de l’entreprise cible.

    Ainsi, on peut obtenir avoir les pleins pouvoirs de la désormais filiale, en ne détenant économiquement seulement 26% (51% x 51%) de la société cible

    L’endettement nécessite une équipe dirigeante plus dynamique et engagée, dans la gestion de l’entreprise.

    Des « management packages » peuvent aussi permettre d’intéresser les managers à la plus-value, en sortie de LBO.

     

     

    Dans une démarche LBO, en tant que chef d’entreprise, il s’agit de bien vous entourer (banquiers et conseillers financiers, avocats d’affaires) afin de vous protéger au mieux, maximiser les effets de levier, et retenir les meilleures solutions de financement et d’assurances.

    Il est aussi possible, pour les investisseurs à titre individuel ou par le biais de sociétés, d’accéder au marché LBO par des fonds spécialisés de Private Equity : les performances cibles des fonds de LBO sont élevées et cette classe d’actifs constitue l’un des moteurs de performance d’une allocation patrimoniale. Le risque de perte en capital et l’illiquidité du placement doivent toutefois être appréhendés, et le poids des fonds de LBO doit être maîtrisé dans une allocation au regard de votre profil et de vos objectifs.

    Vous pouvez faire appel à WELLPHI pour vous proposer des partenariats et des solutions personnalisées, tant dans vos réflexions de transmission d’entreprise, que d’investissements dans des fonds de Private Equity LBO.

    A très bientôt !