D’ici le 31 décembre 2024, des investissements et des dépenses peuvent être réalisés pour produire un effet fiscal l’année prochaine, en 2025. Pour y arriver, vous avez 3 effets fiscaux possibles :

    • Les déductions fiscales,
    • Les réductions d’impôts,
    • Les crédits d’impôts.

Dans cet article, nous revenons sur les principaux mécanismes et outils, à connaître voire mettre en place d’ici fin d’année.

Les déductions fiscales

En venant diminuer votre base imposable, la déduction d’impôt permet un gain fiscal à hauteur de votre tranche marginale d’imposition (de 11 % à 45 %).
Ces déductions sont donc particulièrement adaptées pour les personnes ayant les tranches d’imposition supérieures ou égales à 30%.

Les déductions fiscales les plus répandues sont :

    • Les versements de pensions à un enfant majeur, voire un ascendant ;
    • Les déficits fonciers sur un bien immobilier locatif
      • par la déduction des dépenses de travaux qui dépassent le montant des revenus perçus
        • Avec un plafond pour des biens immobiliers nus locatifs classiques
        • Sans plafond pour un Monument Historique,
    • Pour la préparation de la retraite,
      • Le rachat de trimestres ;
      • Les versements sur des enveloppes d’épargne retraite (comme un PER) ;

À noter que ces dispositifs de déduction fiscale ont chacun son propre fonctionnement et plafond de déduction.
Nous pourrons évidemment entrer plus dans le détail, ensemble.

Les réductions d’impôts

La réduction d’impôt vient de son côté diminuer l’imposition dûe en 2025, sur vos revenus 2024. Sous conditions, il existe plusieurs possibilités pour limiter votre impôt de la sorte, notamment :

    • Les dons à des organismes d’intérêt général ou reconnus d’utilité publiques
      • 75% de réduction dans la limite de 1 000 € pour certains organismes d’aide aux personnes en difficultés,
      • voire 66% de réduction dans la limite de 20% des revenus imposables (au-delà du premier plafond, ou pour les autres organismes)
    • Des investissements, comme
      • la souscription au capital d’entreprises en direct, via des FIP (Fonds d’Investissement de Proximité), des FCPI (Fonds Communs de Placement dans l’Innovation), dans des domaines forestiers ou viticoles exploités (GFV et GFI)
        • généralement 18% de réduction
      • l’acquisition de biens immobiliers régis par des dispositifs spécifiques (Denormandie, Malraux…)
        • chaque dispositif immobilier a son niveau de réduction
      • la participation à des fonds finançant le cinéma (SOFICA) 

Chacun de ces dispositifs de réduction d’impôt à ses propres règles, tant de % de réduction que de plafond, que de report de déduction (si la réduction fiscale n’a pas été pleinement utilisée).
Nous serons ravis de vous les présenter.

Les crédits d’impôts

Le crédit d’impôt vient, comme la réduction, diminuer l’imposition dûe en 2025, sur des dépenses engagées en 2024.
Mais, de plus, si le crédit d’impôt est excédentaire à votre imposition, il vous sera remboursé. Il existe notamment, comme crédit d’impôt :

    • Les frais de garde de jeunes enfants : 50% de la dépense dans la limite de 3 500 € par enfant gardé hors domicile pour 2 parents
    • L’emploi d’un salarié à domicile (entretien du logement, aide aux devoirs, aide aux personnes âgées… ) : 50% de la dépense dans la limite de 12 000 €, voire 15 000 € sur situations spéciales
    • L’installation d’une borne de recharge de véhicule électrique : 75% de la dépense, pour un maximum de 300 €

Là aussi, chacun de ces dispositifs a ses propres règles.

A noter 

    • En dehors de leurs plafonds spécifiques, de nombreux dispositifs de réductions d’impôt et de crédits d’impôt sont soumis au plafonnement des niches fiscales de 10 000 € (voire 18 000 € en cas d’investissement outre-mer ou SOFICA). Il convient de faire attention à ce plafonnement, qui peut venir interférer sur les avantages fiscaux de nouveaux investissements ou dépenses. 
    • La loi de Finances pour 2025, en cours de vote à l’Assemblée nationale, pourrait voir la création d’une contribution exceptionnelle différentielle, qui vise à taxer à 20% minimum les plus hauts revenus (250 000 € pour les personnes seules, 500 000 € pour les personnes pacsées ou mariées). Certaines déductions, réductions ou crédits d’impôts pourraient finalement faire partie de la base soumise à cette contribution… A suivre…

Pour optimiser votre imposition au titre de 2024, vous aurez compris qu’il est encore possible et temps pour certains dispositifs de mettre en place et combiner plusieurs dépenses et investissements : WELLPHI a sélectionné plusieurs solutions !

Toutefois, votre motivation d’investissement doit se bâtir dans le cadre d’un accompagnement global, et en tenant compte de la totalité de votre patrimoine et de vos objectifs, et non que uniquement sur le plan fiscal ! Nous veillerons à cela !

A très bientôt !